Si la personne avait un compte chez Hello bank!, on se pose souvent les mêmes questions, dans le désordre. Est ce que le compte est bloqué immédiatement ? Est ce qu’on peut encore payer l’enterrement ? Que deviennent les prélèvements, le salaire, les factures ? Et si c’était un compte joint ? Et les livrets, l’épargne ?
On va faire simple, clair, et surtout utile. Avec les règles générales qui s’appliquent en France, et la façon dont ça se passe en pratique avec une banque en ligne comme Hello bank! (qui est, rappelons le, une offre de BNP Paribas).
Ce qui se passe dès que la banque apprend le décès
La première chose à comprendre, c’est que la banque ne « devine » pas le décès. Tant qu’elle n’est pas informée officiellement, le compte continue de fonctionner. Parfois quelques jours. Parfois plus.
Mais dès que Hello bank! est informée du décès, la règle générale est la suivante : les comptes au nom du défunt sont bloqués. On parle souvent de « gel » des avoirs.
Bloqué, ça veut dire quoi, concrètement ?
- plus de retraits possibles
- plus de virements sortants possibles
- plus d’utilisation de la carte bancaire
- plus de chèques (s’ils existent) utilisables
- l’accès à l’espace client peut être suspendu ou limité
Par contre, certains mouvements peuvent encore arriver, typiquement des virements entrants (pension, salaire du mois en cours, remboursement sécu, etc.). Ils ne sont pas forcément refusés, mais ils ne seront pas « librement utilisables » tant que la succession n’est pas réglée.
Et oui, c’est rude. Mais l’idée derrière est simple : protéger l’actif successoral, éviter qu’il disparaisse avant que les héritiers ne soient identifiés et avant que les dettes éventuelles soient réglées.

Qui doit prévenir Hello bank! et comment
En pratique, ce sont souvent :
- un héritier
- le conjoint
- un notaire (si un notaire est saisi)
- parfois la mairie ou un organisme, mais c’est plus rare
Pour prévenir Hello bank!, il faut en général transmettre un acte de décès (ou copie) et des informations permettant d’identifier le compte.
Comme Hello bank! est une banque en ligne, la relation se fait surtout à distance. Mais derrière, c’est BNP Paribas qui gère beaucoup de processus. Donc ne soyez pas surpris si on vous demande d’envoyer des documents par courrier ou via un canal sécurisé.
Petit conseil très terre à terre : notez les dates, gardez des copies, et demandez le nom ou l’identifiant de la personne qui suit le dossier. Ça évite de répéter l’histoire trois fois.
Le point qui surprend tout le monde : les opérations après le décès
Il y a deux situations différentes, et elles n’ont pas les mêmes conséquences.
Opérations effectuées avant que la banque soit informée
Si, par exemple, une facture est prélevée deux jours après le décès, mais que Hello bank! n’est pas encore au courant, techniquement le compte fonctionne encore. Donc l’opération peut passer.
Est ce que c’est « autorisé » moralement ? Là c’est autre chose. Mais juridiquement, une fois que le décès est connu, la banque stoppe et on régularise dans le cadre de la succession.
Opérations effectuées après que la banque a été informée
Une fois la banque informée, les opérations sortantes au nom du défunt doivent être bloquées, sauf exceptions prévues. Si quelqu’un essaie d’utiliser la carte du défunt après le blocage, ça ne passera pas. Et si ça passe quand même parce qu’il y a un délai technique, ça peut être contesté ensuite.
Donc, règle simple : ne pas utiliser les moyens de paiement du défunt. Même si vous avez le code. Même si « c’est pour payer un truc urgent ». Ça peut se retourner contre vous, et créer des tensions inutiles dans la famille.

Peut on payer les frais d’obsèques avec le compte Hello bank! ?
Oui, dans beaucoup de cas. Et c’est une des seules soupapes prévues.
Les banques peuvent régler, sur présentation de justificatifs, les frais d’obsèques dans une certaine limite, prélevés sur les fonds du défunt. En France, on parle souvent d’un plafond (souvent jusqu’à 5 000 €), mais ça dépend des pratiques et du cadre applicable au moment où vous faites la demande.
Concrètement, vous fournissez :
- la facture des pompes funèbres
- un RIB du bénéficiaire si nécessaire
- l’acte de décès
- parfois un document prouvant que vous êtes ayant droit ou que vous organisez les obsèques
Et la banque paie directement le prestataire, ou rembourse selon les cas. Ce n’est pas toujours instantané, et oui, c’est frustrant quand on est pressé.
Si vous anticipez un peu, ça aide : demandez aux pompes funèbres une facture détaillée rapidement, et transmettez la demande à Hello bank! dès que possible.
Que deviennent les prélèvements automatiques et abonnements
C’est un sujet énorme, parce qu’un compte, aujourd’hui, c’est plein de petites tentacules. Netflix, téléphone, assurance, électricité, salle de sport, impôts mensualisés, etc.
Dès que le compte est bloqué :
- les prélèvements peuvent être rejetés
- certains paiements peuvent continuer s’ils sont déjà « en cours », mais ça se stabilise vite en rejet
Ce qu’il faut faire, dans l’ordre le plus simple :
- lister les prélèvements récurrents (si vous y avez accès, avant blocage, ou via les relevés papier)
- prévenir les organismes importants (logement, énergie, assurances)
- éviter les résiliations sauvages si un service doit continuer (par exemple, l’électricité d’un logement encore occupé ou à vider)
Et attention à un point : certaines factures après décès restent dues (loyer jusqu’à restitution, charges, impôts, etc.). Elles seront réglées via la succession, pas forcément via un prélèvement automatique.
Le cas particulier du compte joint
Là, on entre dans ce qui change tout.
Un compte joint n’est pas automatiquement bloqué de la même manière qu’un compte individuel. En général, le compte continue de fonctionner pour le cotitulaire vivant, sauf opposition des héritiers ou situation particulière.
Mais, et c’est important, la part des fonds appartenant au défunt reste intégrée à la succession. Donc la banque et le notaire peuvent demander des comptes, et selon les situations, une partie des fonds peut être « réintégrée » dans la succession.
Il y a deux réalités :
- la réalité pratique : le conjoint survivant a souvent besoin de continuer à payer la vie courante
- la réalité successorale : les héritiers doivent pouvoir récupérer ce qui leur revient
Donc, si vous êtes cotitulaire, ne faites pas comme si l’argent « devenait automatiquement à vous ». Même si vous avez toujours alimenté le compte. Ça se prouve, ça se discute, ça se documente.
Et si vous êtes héritier et que vous voyez de gros mouvements sur le compte joint après le décès, parlez en au notaire au lieu d’entrer en guerre directe. C’est plus propre, et souvent plus efficace.
Et si c’est un compte indivis, un compte procuration, ou un compte au nom d’une personne protégée ?
Quelques cas qu’on croise souvent.
Procuration sur le compte du défunt
La procuration prend fin au décès. Automatiquement.
Donc même si vous aviez procuration sur le compte Hello bank!, vous ne pouvez plus l’utiliser une fois le décès connu. Et si vous l’utilisez avant que la banque le sache, vous vous exposez à des contestations. Vraiment.
Compte indivis
Un compte indivis (souvent utilisé pour une succession déjà en cours, ou un bien immobilier en indivision) obéit à ses propres règles, généralement plus strictes, avec signatures multiples. Le décès d’un indivisaire complique encore. Là, c’est notaire quasi obligatoire.
Personne sous tutelle ou curatelle
Au décès, on repasse dans le droit des successions classique, mais il peut y avoir des justificatifs supplémentaires, surtout si des comptes rendus de gestion existent. C’est très encadré.

L’épargne Hello bank! : livret A, LDDS, PEL, assurance vie
On mélange souvent tout, mais juridiquement, tout ne se traite pas pareil.
Livret A, LDDS, PEL, comptes à terme, compte titres
Ces produits au nom du défunt entrent en principe dans la succession. Ils seront bloqués et intégrés à l’inventaire successoral.
La banque donnera au notaire (ou aux héritiers si pas de notaire) les informations nécessaires : soldes à la date du décès, intérêts, etc.
Assurance vie : à part, la plupart du temps
L’assurance vie, c’est le cas spécial.
En règle générale, l’assurance vie ne fait pas partie de la succession si un ou des bénéficiaires sont désignés, et si le contrat est bien structuré. Les capitaux vont directement au bénéficiaire, sur présentation des pièces, sans passer par le partage classique.
Sauf exceptions, évidemment. Primes manifestement exagérées, bénéficiaire décédé, clause mal rédigée, etc.
Donc si la personne avait une assurance vie chez BNP Paribas ou via une offre liée à Hello bank!, il faut retrouver :
- le contrat
- la clause bénéficiaire
- les coordonnées de l’assureur
Et déclencher la demande de versement. Ça peut être rapide… ou un peu long si les documents manquent.
Qui récupère l’argent et quand
En gros, il y a deux chemins.
Succession avec notaire
Dès qu’il y a un bien immobilier, ou si la succession est complexe, le notaire est quasi systématique. Dans ce cas, Hello bank! communique avec le notaire, qui fournit :
- l’acte de notoriété (ou attestation dévolutive)
- la liste des héritiers
- les instructions de déblocage et de répartition
La banque débloque ensuite les fonds selon les ordres du notaire.
Succession sans notaire (possible dans des cas simples)
Pour des petites successions, sans immobilier, un notaire n’est pas toujours obligatoire. Les héritiers peuvent parfois demander le déblocage directement, avec :
- acte de décès
- justificatifs d’identité
- justificatifs d’hérédité (attestation signée, livret de famille, etc. selon le cas)
- éventuellement un certificat d’absence d’inscription de dispositions de dernières volontés, ou autres pièces demandées
En pratique, les banques demandent souvent un cadre très solide avant de remettre des fonds sans notaire. Donc ne soyez pas surpris si on vous réoriente vers un notaire dès qu’il y a le moindre doute.
Et niveau délai ? C’est variable. Quelques semaines dans les dossiers simples. Plusieurs mois si la succession est lourde, s’il y a des héritiers multiples, ou si certains documents tardent.

Les dettes : découvert, crédits, frais, impayés
Un compte, ce n’est pas que de l’argent disponible. Il peut y avoir :
- un découvert
- un crédit conso
- un crédit immobilier
- des frais de carte
- des impayés
Ces dettes font partie du passif de la succession. Elles seront prises en compte avant distribution. Ça veut dire que les héritiers ne récupèrent pas « tout ce qu’il y a sur le compte », ils récupèrent ce qui reste après paiement des dettes.
Et si les dettes sont supérieures à l’actif ? Les héritiers peuvent, selon les cas, accepter la succession, l’accepter à concurrence de l’actif net, ou la refuser. C’est une décision importante, et souvent on a besoin d’un notaire pour ne pas faire n’importe quoi.
Que faire si vous avez besoin d’argent tout de suite
C’est le moment un peu brutal : en dehors des frais d’obsèques, il n’existe pas de bouton magique.
Si vous êtes conjoint survivant et que tout passait par le compte du défunt, ça peut devenir très compliqué très vite. Quelques pistes, selon la situation :
- si vous avez un compte joint, c’est souvent la meilleure continuité
- sinon, ouvrir ou utiliser un compte personnel à votre nom pour recevoir revenus et aides
- prévenir rapidement les organismes payeurs (caisse de retraite, employeur, CAF, etc.) pour rediriger les versements
- voir avec le notaire s’il peut organiser une avance, si c’est possible dans la succession
Mais oui, il peut y avoir une période de flottement. Et c’est pour ça que, quand on le peut, avoir au moins un compte joint ou une épargne accessible au conjoint, ça évite des galères inutiles. On n’y pense jamais au bon moment.
Les documents qu’on vous demandera le plus souvent
Sans promettre que ce sera exactement cette liste, voilà les classiques :
- acte de décès
- pièce d’identité du demandeur
- justificatif de lien avec le défunt (livret de famille, acte de naissance, etc.)
- acte de notoriété ou attestation successorale (si notaire)
- RIB des héritiers (pour le versement)
- facture obsèques (si demande de paiement)
- parfois : copie du livret de famille complet, testament, coordonnées du notaire, etc.
Préparez un dossier propre. Ça fait gagner un temps fou, et ça évite les allers retours.
Quelques erreurs fréquentes, et comment les éviter
On les voit tout le temps, donc autant les dire clairement.
- Continuer à utiliser la carte du défunt : à éviter, même si « c’est juste une fois ».
- Laisser les abonnements tourner pendant 6 mois : ça finit en dettes et en conflits.
- Ne pas prévenir les organismes payeurs : vous risquez des trop perçus à rembourser.
- Supposer que le compte joint appartient 100 % au survivant : parfois oui dans les faits, mais juridiquement ça se prouve.
- Attendre trop longtemps avant de contacter un notaire : surtout s’il y a immobilier, héritiers multiples, famille recomposée. Là, chaque semaine de retard complique.
Pour résumer, sans tourner autour
Au décès du titulaire d’un compte Hello bank!, le compte individuel est en principe bloqué dès que la banque est informée. Les moyens de paiement ne doivent plus être utilisés. Les fonds entrent dans la succession, et seront débloqués quand les héritiers seront identifiés et que le cadre successoral sera clair, souvent via un notaire.
Il existe une exception pratique importante : le paiement des frais d’obsèques, possible sur justificatifs dans certaines limites.
Et si vous êtes dans le flou, ou si la situation familiale est un peu compliquée, le réflexe le plus sûr reste le même, même si ce n’est pas celui qu’on veut entendre ce jour là : notaire, documents, et patience. Pas parfaite, la patience. Mais utile.
Questions fréquemment posées
Que se passe-t-il avec le compte Hello bank! dès que la banque est informée du décès ?
Dès que Hello bank! est officiellement informée du décès, les comptes au nom du défunt sont bloqués. Cela signifie qu'aucun retrait, virement sortant, utilisation de carte bancaire ou chèque n'est possible. L'accès à l'espace client peut aussi être suspendu ou limité pour protéger l'actif successoral.
Qui doit informer Hello bank! du décès et comment procéder ?
L'information du décès à Hello bank! peut être faite par un héritier, le conjoint, un notaire ou parfois la mairie. Il faut transmettre un acte de décès (ou une copie) ainsi que des informations permettant d'identifier le compte. La démarche se fait principalement à distance via des canaux sécurisés ou courrier.
Peut-on encore effectuer des opérations bancaires après le décès ?
Avant que la banque soit informée, certaines opérations comme des prélèvements peuvent passer normalement car le compte fonctionne encore. Après notification du décès à la banque, toutes les opérations sortantes sont bloquées sauf exceptions légales. Il est fortement déconseillé d'utiliser les moyens de paiement du défunt après cette étape.
Que deviennent les virements entrants tels que le salaire ou la pension après le décès ?
Les virements entrants comme un salaire ou une pension peuvent encore arriver sur le compte même après le décès, mais ils ne seront pas librement utilisables tant que la succession n'est pas réglée. Ces fonds font partie de l'actif successoral protégé.
Est-il possible de payer les frais d’obsèques avec le compte Hello bank! du défunt ?
Oui, dans beaucoup de cas il est possible d'utiliser les fonds du compte Hello bank! pour régler les frais d’obsèques. Cependant, cela doit se faire dans le cadre légal et en respectant les règles de blocage des comptes après notification du décès.
Que faire en cas de compte joint avec un défunt chez Hello bank!?
Le blocage concerne généralement les comptes au nom exclusif du défunt. Dans le cas d’un compte joint, l’autre titulaire peut souvent continuer à utiliser le compte normalement. Toutefois, il est conseillé de contacter Hello bank! pour connaître précisément les modalités selon chaque situation.



